Letra y traducción
[Paroles de "Suicide social"]
[Letra de «Suicide social»]
[Couplet unique]
[Estrofa única]
Aujourd'hui sera l'dernier jour de mon existence
Hoy será el último día de mi existencia
La dernière fois qu'j'ferme les yeux, mon dernier silence
La última vez que cierro los ojos, mi último silencio
J'ai longtemps cherché la solution à ces nuisances
Durante mucho tiempo busqué la solución a estas molestias
Ça m’apparaît maintenant comme une évidence
Ahora me parece evidente
Fini d'être une photocopie
Se acabó ser una fotocopia
Fini la monotonie, la lobotomie
Se acabó la monotonía, la lobotomía
Aujourd'hui, j'mettrai ni ma chemise, ni ma cravate
Hoy no me pondré ni camisa ni corbata
J'irai pas jusqu'au travail, j'donnerai pas la patte
No iré al trabajo, no daré la patita
Adieu les employés d'bureau et leurs vies bien rangées
Adiós, oficinistas y sus vidas bien ordenadas
Si tu pouvais rater la tienne, ça les arrangerait
Si tú fallaras la tuya, a ellos les convendría
Ça prendrait un peu d'place dans leurs cerveaux étriqués
Ocuparía un poco de espacio en sus cerebros estrechos
Ça les conforterait dans leur médiocrité
Los reafirmaría en su mediocridad
Adieu les représentants grassouillets
Adiós, representantes rechonchos
Qui boivent jamais d'eau, comme s'ils n'voulaient pas s'mouiller
Que nunca beben agua, como si no quisieran mojarse
Les commerciaux qui sentent l'after-shave et l'cassoulet
Los comerciales que huelen a after-shave y a cassoulet
Mets d'la mayonnaise sur leur mallette : ils s'la boufferaient
Pon mayonesa en su maletín: se lo comerían
Adieu, adieu les vieux comptables séniles
Adiós, adiós viejos contables seniles
Adieu les secrétaires débiles et leurs discussions stériles
Adiós secretarias imbéciles y sus charlas estériles
Adieu les jeunes cadres fraîchement diplômés
Adiós jóvenes ejecutivos recién graduados
Qu'empileraient les cadavres pour arriver jusqu'au sommet
Que apilarían cadáveres para llegar a la cima
Adieu tous ces grands PDG
Adiós a todos esos grandes directores generales
Essaie d'ouvrir ton parachute doré quand tu t'fais défenestrer
Intenta abrir tu paracaídas dorado cuando te defenestren
Ils font leur beurre sur des salariés désespérés
Se hacen ricos a costa de empleados desesperados
Et jouent les vierges effarouchées quand ils s'font séquestrer
Y hacen de vírgenes asustadas cuando los secuestran
Tous ces fils de quelqu'un, ces fils d'une pute snob
Todos esos hijos de alguien, hijos de una puta esnob
Qui partagent les trois-quarts des richesses du globe
Que se reparten las tres cuartas partes de la riqueza del globo
Adieu ces p'tits patrons, ces beaufs embourgeoisés
Adiós a esos pequeños patrones, esos paletos aburguesados
Qui grattent des RTT pour payer leurs vacances d'été
Que rascan días libres para pagar sus vacaciones de verano
Adieu les ouvriers, ces produits périmés
Adiós obreros, esos productos caducados
C'est la loi du marché, mon pote : t'es bon qu'à t'faire virer
Es la ley del mercado, colega: solo sirves para que te despidan
Ça t'empêchera d'engraisser ta gamine affreuse
Eso te impedirá engordar a tu horrenda hija
Qui s'fera sauter par un pompier, qui va finir coiffeuse
A la que se follará un bombero, que acabará de peluquera
Adieu la campagne et ses familles crasseuses
Adiós al campo y sus familias mugrientas
Proches du porc au point d'attraper la fièvre aphteuse
Tan cercanas al cerdo que pillan fiebre aftosa
Toutes ces vieilles, ces commères qui s'bouffent entre elles
Todas esas viejas, esas chismosas que se devoran entre ellas
Ces vieux radins et leurs économies d'bout d'chandelles
Esos viejos tacaños y sus ahorros de cabo de vela
Adieu cette France profonde
Adiós a esta Francia profunda
Profondément stupide, cupide, inutile, putride
Profundamente estúpida, codiciosa, inútil, pútrida
C'est fini, vous êtes en retard d'un siècle
Se acabó, vais un siglo tarde
Plus personne n'a besoin d'vos bandes d'inceste
Nadie necesita ya vuestras bandas de incesto
Adieu tous ces gens prétentieux dans la capitale
Adiós a toda esa gente pretenciosa de la capital
Qui essaient d'prouver qu'ils valent mieux qu'toi à chaque fois qu'ils t'parlent
Que intenta demostrar que valen más que tú cada vez que te hablan
Tous ces connards dans la pub, dans la finance, dans la com'
Todos esos gilipollas de la publicidad, las finanzas, la comunicación
Dans la télé, dans la musique, dans la mode
De la tele, de la música, de la moda
Ces Parisiens, jamais contents, médisants
Esos parisinos, nunca contentos, murmuradores
Faussement cultivés, à peine intelligents
Falsamente cultos, apenas inteligentes
Ces répliquants qui pensent avoir le monopole du bon goût
Esos replicantes que creen tener el monopolio del buen gusto
Qui regardent la Province d'un œil méprisant
Que miran la provincia con desprecio
Adieu les Sudistes, abrutis par leur soleil cuisant
Adiós sureños, atontados por su sol abrasador
Leur seul but dans la vie, c'est la troisième mi-temps
Su único objetivo en la vida es el «tercer tiempo»
Accueillants, soi-disant, pff, ils t'baisent avec le sourire
Acogedores, supuestamente, pff, te la meten con una sonrisa
Tu peux l'voir à leur façon d'conduire
Se nota en su forma de conducir
Adieu, adieu ces nouveaux fascistes
Adiós, adiós nuevos fascistas
Qui justifient leurs vies d'merde par des idéaux racistes
Que justifican sus vidas de mierda con ideales racistas
Devenu néo-nazi parce que t'avais aucune passion
Te volviste neonazi porque no tenías ninguna pasión
Au lieu d'jouer les SS, trouve une occupation
En vez de jugar a las SS, búscate una ocupación
Adieu les piranhas dans leur banlieue
Adiós pirañas de las afueras
Qui voient pas plus loin qu'le bout d'leur haine, au point qu'ils s'bouffent entre eux
Que no ven más allá de su odio, hasta el punto de devorarse entre ellos
Qui deviennent agressifs une fois qu'ils sont à douze
Que se vuelven agresivos cuando son doce
Seul, ils lèveraient pas l'petit doigt dans un combat d'pouce
Solos, no levantarían ni el meñique en una lucha de pulgares
Adieu les jeunes moyens, les pires de tous
Adiós jóvenes de clase media, los peores de todos
Ces baltringues supportent pas la moindre petite secousse
Esos cobardes no aguantan la más mínima sacudida
Adieu les fils de bourges qui possèdent tout mais n'savent pas quoi en faire
Adiós hijos de ricos que lo tienen todo pero no saben qué hacer con ello
Donne leur l'Éden, ils t'en font un Enfer
Dales el Edén y te lo convierten en Infierno
Adieu tous ces profs dépressifs
Adiós a todos esos profesores depresivos
T'as raté ta propre vie, comment tu comptes élever mes fils ?
Fracasaste tu propia vida, ¿cómo piensas educar a mis hijos?
Adieu les grévistes et leur CGT
Adiós huelguistas y su CGT
Qui passent moins d'temps à chercher des solutions qu'des slogans pétés
Que pasan menos tiempo buscando soluciones que eslóganes chuscos
Qui fouettent la défaite du survêt' au visage
Que azotan la derrota con el chándal en la cara
Transforment n'importe quelle manif' en fête au village
Convierten cualquier manifestación en fiesta de pueblo
Adieu les journalistes qui font dire c'qu'ils veulent aux images
Adiós periodistas que hacen decir lo que quieren a las imágenes
Vendraient leur propre mère pour écouler quelques tirages
Venderían a su propia madre para vender algunos ejemplares
Adieu la ménagère devant son écran
Adiós ama de casa frente a su pantalla
Prête à gober la merde qu'on lui jette entre les dents
Lista para tragarse la mierda que le meten entre los dientes
Qui pose pas d'questions tant qu'elle consomme
Que no hace preguntas mientras consume
Qui s'étonne même plus d'se faire cogner par son homme
Que ya ni se sorprende de que su hombre le pegue
Adieu ces associations bien-pensantes
Adiós a esas asociaciones bienpensantes
Ces dictateurs de la bonne conscience
Esos dictadores de la buena conciencia
Bien contents qu'on leur fasse du tort
Bien contentos de que les hagan daño
C'est à celui qui condamnera l'plus fort
Es a ver quién condena más fuerte
Adieu lesbiennes refoulées, surexcitées
Adiós lesbianas reprimidas, sobreexcitadas
Qui cherchent dans leur féminité une raison d'exister
Que buscan en su feminidad una razón para existir
Adieu ceux qui vivent à travers leur sexualité
Adiós a los que viven a través de su sexualidad
Danser sur des chariots : c'est ça votre fierté ?
¿Bailar en carrozas es vuestro orgullo?
Les Bisounours et leur pouvoir de l'arc-en-ciel
Los Osos Amorosos y su poder del arcoíris
Qui voudraient m'faire croire qu'être hétéro c'est à l'ancienne
Que querrían hacerme creer que ser hetero está pasado de moda
Tellement... tellement susceptibles
Tan... tan susceptibles
Pour prouver qu't'es pas homophobe, faudra bientôt qu'tu suces des types
Para demostrar que no eres homófobo, pronto habrá que chupársela a tíos
Adieu ma Nation
Adiós, mi Nación
Tous ces incapables dans les administrations, ces rois d'l'inaction
Todos esos incapaces en las administraciones, esos reyes de la inacción
Avec leur bâtiments qui donnent envie de vomir
Con sus edificios que dan ganas de vomitar
Qui font exprès d'ouvrir à des heures où personne peut venir
Que abren adrede en horas en que nadie puede venir
Mêêêêh... Tous ces moutons pathétiques
Beeeeh... Todas esas ovejas patéticas
Change une fonction dans leur logiciel, ils s'mettent au chômage technique
Cambia una función en su programa y se quedan en paro técnico
À peu près l'même Q.I. qu'ces saletés d'flics
Casi el mismo coeficiente intelectual que esos sucios polis
Qui savent pas construire une phrase en-dehors de leurs sales répliques
Que no saben construir una frase fuera de sus sucias réplicas
Adieu les politiques, en parler serait perdre mon temps
Adiós políticos, hablar de eso sería perder el tiempo
Tout l'système est complètement incompétent
Todo el sistema es completamente incompetente
Adieu les sectes, adieu les religieux
Adiós sectas, adiós religiosos
Ceux qui voudraient m'imposer des règles pour que j'vive mieux
Los que querrían imponerme reglas para que viva mejor
Adieu les poivrots qui rentrent jamais chez eux
Adiós borrachos que nunca vuelven a casa
Qui préfèrent s'faire enculer par la Française Des Jeux
Que prefieren que se los folle la Lotería Nacional
Adieu les banquiers véreux, le monde leur appartient
Adiós banqueros corruptos, el mundo les pertenece
Adieu tous les pigeons qui leur mangent dans la main
Adiós a todos los pardillos que comen de su mano
J'comprends qu'j'ai rien à faire ici quand j'branche la 1
Entiendo que no tengo nada que hacer aquí cuando enciendo el primer canal
Adieu la France de Joséphine Ange-Gardien
Adiós a la Francia de Joséphine Ange-Gardien
Adieu les hippies, leur naïveté qui changera rien
Adiós hippies, su ingenuidad que no cambiará nada
Adieu les SM, libertins, et tous ces gens malsains
Adiós sadomasoquistas, libertinos, y toda esa gente malsana
Adieu ces pseudo-artistes engagés
Adiós a esos pseudo-artistas comprometidos
Plein d'banalités démagogues dans la trachée
Llenos de banalidades demagogas en la garganta
Écouter des chanteurs faire la morale ça m'fait chier
Escuchar a cantantes dar lecciones de moral me revienta
Essaie d'écrire des bonnes paroles avant d'la prêcher
Intenta escribir buenas letras antes de predicarlas
Adieu les p'tits mongols qui savent écrire qu'en abrégé
Adiós mongolitos que solo saben escribir abreviado
Adieu les sans papiers, les clochards, tous ces tas d'déchets
Adiós sin papeles, vagabundos, todos esos montones de basura
J'les hais ! Les sportifs, les hooligans dans les stades
¡Los odio! Los deportistas, los hooligans en los estadios
Les citadins, les bouseux dans leur étable
Los urbanitas, los paletos en su establo
Les marginaux, les gens respectables
Los marginales, la gente respetable
Les chômeurs, les emplois stables, les génies, les gens passables
Los parados, los empleos estables, los genios, la gente mediocre
De la plus grande crapule à la Médaille du Mérite
Desde el mayor canalla hasta la Medalla al Mérito
De la première dame au dernier trav' du pays !
¡Desde la primera dama hasta el último currante del país!
*Détonation...*
*Disparo...*
Preguntas frecuentes
¿De qué trata "Suicide social"?
«Suicide social» es la canción que da título al álbum de OrelSan de 2011, y una de las más controvertidas de su carrera. Estructurada como un único y largo verso pronunciado por un narrador que anuncia su propio suicidio, la canción es en realidad un inventario satírico y mordaz de la sociedad francesa: oficinistas, ejecutivos, directores generales, políticos, periodistas, desempleados, hippies, feministas, activistas por los derechos LGBT, la extrema derecha, la clase obrera, parisinos, gente de provincias — prácticamente todos los grupos sociales son blanco de un sarcasmo cortante. El título juega con la idea de que el narrador comete un suicidio «social» (más que literal) al alienar a todos a su alrededor con una honestidad brutal, aunque el tema termina con el sonido de un disparo, dejando el final ambiguo. La canción provocó una gran polémica en Francia por sus líneas provocadoras, especialmente las percibidas como homófobas o misóginas, lo que generó debate público, críticas mediáticas e incluso denuncias legales de asociaciones, aunque los cargos finalmente fueron retirados. OrelSan ha defendido el tema como sátira y crítica social en la tradición de la chanson francesa provocadora, encarnando a un personaje nihilista y misántropo, no sus propias opiniones literales.